Jeudi 28 septembre 2006
Les types qui déboisent la forêt amazonienne acceptent enfin de faire un geste pour l'environnement. Désormais, ils mettront de l'essence sans plomb dans leurs tronçonneuses.

Philippe Geluck
Par Cyanophycea - Publié dans : BioDictons
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Jeudi 21 septembre 2006
Il y a des jours où des encarts dans libé donne une bouffée d’allégresse… Communiqué de presse du CNRS (Centre National de Recherche Scientifique) du 11 septembre 2006, catégorie Ethnopharmacologie. La simalikalactone D, une molécule antipaludique, a été isolée à partir d’un breuvage traditionnel, la tisane de quassia. Cette tisane est issue des feuilles du Quassia amara, un petit arbuste de la forêt amazonienne plus connu sous le nom de quinquina de Cayenne, en référence à son goût amer et son utilisation contre les fièvres. La simalikalactone D, déjà identifiée plusieurs fois dans la nature, possède une très bonne activité antipaludique effective contre Plasmodium falciparum in vitro et in vivo, comparable à celle de l'artémisinine, un des antipaludiques les plus puissants. Ce qui est encore plus cool concernant ce remède, c’est qu’il ne pourra sans doute pas être breveté par les industries pharmaceutiques, puisque ayant fait l’objet d’une publication scientifique 1. Puisque la science confirme l’efficacité de remèdes ancestraux et par la même occasion évite que les compagnies pharmaceutiques ne s’en mettent plein les fouilles (2 milliards de malades à soigner constitue un marché plus que juteux), jubilons...


1 S. Bertani, E. Houël, D. Stien, L. Chevolot, V. Jullian, G. Garavito, G. Bourdy and E. Deharo (In press) Simalikalactone D is responsible for the antimalarial properties of an amazonian traditional remedy made with Quassia amara L. (Simaroubaceae) Journal of Ethnopharmacology
Par Cyanophycea - Publié dans : BioArticle
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Vendredi 31 mars 2006
L’embrio en est un exemple vivant. Conçu par Bombardier Produits Récréatifs, entreprise qui conçoit des véhicules innutilitaires (des moteurs, des karts, des motoneiges, des VTT, des jet skis, des bateaux motorisés... bref le dealer de tout ces piqués du moteur qui viennent polluer de bruit et d’odeur lorsque le paisible bipède médite serein au bleu ou au vert), l’embrio est "un concept de véhicule récréatif, apte à répondre aux besoins de la population en 2025".


Outre le fait que ce soit un concept casse-gueule, embrio est (soit disant) un concept écologique, puisqu'il utilise la technologie de la pile à hydrogène et le recyclage de l'aluminium et du polypropylène. Est-il besoin de préciser que, si la pile à hydrogène ne produit pas de polluants (puisqu’elle produit uniquement de l'électricité, de l'eau et de la chaleur), la production d’hydrogène est à l’heure actuelle toujours coûteuse en énergie? En effet 95% de l’hydrogène est produit à partir des combustibles fossiles, par un procédé qui a pour conséquence le rejet de gaz carbonique (CO2) dans l’atmosphère...

Amateur de sensations fortes, si tu tiens vraiment à être en équilibre instable sur un attelage rapide, imprévisible et malodorant, si tu tiens à te casser la gueule et à te blesser, un conseil, choisis le rodéo… Ainsi, point tu ne pollueras!


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Jeudi 30 mars 2006
Not A so long time ago in a galaxy not so far, far away... It is a period of civil war. Rebel solar energy spaceships, striking from a hidden base, have won their first victory against the evil intensive agriculture Galactic Empire. During the battle, Rebel organic spies managed to steal secret plans to the Empire's ultimate weapon, the Transgenic Death Star, an armored space station with enough power to destroy an entire planet. Pursued by the Empire's sinister pesticides and herbicides agents, Princess Lettuce races bio home aboard her wind energy starship, custodian of the stolen plants that can save her people and restore sustainability to the galaxy...
 
Pour voir la suite du film, cliquer sur l'image...

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Mercredi 29 mars 2006
Anyone who believes exponential growth can go on forever in a finite world is either a madman or an economist
Kenneth Ewart Boulding
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Mardi 28 mars 2006
La décroissance est un concept politique qui affirme que la croissance économique généralisée n'est pas acceptable par l'environnement. Le qualificatif de soutenable propose, selon les slogans de ses partisans, de "s'organiser collectivement" afin que la diminution de production de biens ne mène pas à la "barbarie". La "décroissance soutenable" est une marque déposée à l'INPI, le 9 août 2001.

Si il est vrai qu’il n'est pas de croissance infinie possible sur une planète finie, un problème reste cependant posé. Sommes nous à même d'arrêter de consommer inutilement ? Le futile fait parti de notre pain quotidien. A l’heure où l’ennui est l’ennemi numéro un de nos opulentes sociétés dites civilisées, où les richesses du voisin sont sources de convoitises mais aussi d’émulation intellectuelles et innovatrices, qu’adviendrions-nous sans nos colifichets superflus ? Coluche disait "Quand on pense qu'il suffirait que les gens ne les achètent plus pour que ça ne se vende pas!" Seulement sommes nous capables d’influer volontairement sur l’économie. De consommateurs lobotomisés pouvons nous évoluer en acteurs volontaires, et:
- Se libérer de la télévision
- Se libérer de l’automobile
- Refuser de prendre l’avion
- Se libérer du téléphone portable
- Boycotter la grande distribution
- Manger peu de viande
- Consommer local
- Se politiser…
Suivre
à la lettre une telle chartre, reviendrait à se marginaliser, voir se désocialiser. En outre sa mise en oeuvre nécessiterait une participation active des gouvernements. A savoir offrir d’autres moyens de logements, de transports, de communications… Sans être aussi extrémiste, il est nécessaire de créer "une société fondée sur la qualité plutôt que sur la quantité, sur la coopération plutôt que la compétition, à une humanité libérée de l’économisme se donnant la justice sociale comme objectif". C'est décidé cette année je ne m’achète qu'une paire de chaussures... Et vous?

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Par Cyanophycea - Publié dans : BioVocable
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Vendredi 24 mars 2006
La nature n'est ni morale ni immorale, elle est radieusement, glorieusement, amorale
Théodore Monod
Par Cyanophycea - Publié dans : BioDictons
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Jeudi 23 mars 2006
Mode d’emploi : trouver une montagne qui regorge de charbon, déboiser le sommet, faire sauter à l’explosif, déverser les débris de roches à l’aide de pelleteuses géantes dans quelques combes ou vallées des environs… Si possible ne pas oublier d’ensevelir des lits de rivières sous les remblais. L’histoire se passe aux US en Virginie Occidentale, où depuis plus de 30 ans les sociétés minières dévorent telles des boulimiques forcenées les Appalaches. A l’heure actuelle, on recense plus de 16 500 ha (à titre de comparaison, Paris possède une superficie de 10 540 ha) de montagnes qui ont été aplanis, et 1 950 km de cours d’eau enfouis sous les gravats…

Photo de Vivian Stockman

Le profit n’est pas en lui même condamnable, ce qui l’est en revanche ce sont les moyens utilisés pour y parvenir. Ce qui est condamnable, c’est de faire sauter 90 m de montagne pour 1 m de charbon, c’est la destruction de l’écosystème sous prétexte de réduction de main d’œuvre, c’est la pollution de l’air et de l’eau par mesure d’économie, c’est la mise en danger des villages annexes pour éviter le coût d'une audit concernant les risques de glissement de terrains. Ce qui est inadmissible, c’est qu’à l’heure actuelle un tel désastre, tant du point de vue écologique que sanitaire, est évitable. Il existe des lois, des organismes spécialisés dans la gestion écologique et économique et des subventions financières, qui sont respectivement contournées, non consultés et ignorées. L’homme préfère réparer de bric et de broc plutôt que de prévoir, d’innover. Heureusement, gouvernements et intistutions commencent à avoir à cœur une utilisation productive des terres anciennement minières, que ce soit pour leur utilisation première ou une solution de remplacement acceptable. Les Appalaches représentent un défi pour tout entrepreneur écologique, puisque seulement 1% des 80 000 ha détruits a été réhabilité (collèges, golf, prison, aéroport, bureau du FBI), à bon escient ?
Il est temps que l’on assimile le concept d’«entretenir» plutôt que celui de «dépouiller» en ce qui concerne les nombreuses richesses que nous offrent la terre… Il est temps de s’employer à faire rimer Ecologie et Profit…


Source: National Geographic mars 2006 
Lien: Ohio Valley Environmental Coalition
Par Cyanophycea - Publié dans : BioArticle
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Mercredi 22 mars 2006
A l'échelle cosmique, l'eau est plus rare que l'or
Hubert Reeves
Par Cyanophycea - Publié dans : BioDictons
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Mercredi 22 mars 2006

Modifiée à partir d'une photo péchée sur internet (lien), d'auteur inconnu...

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Par Cyanophycea - Publié dans : BioPicx
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