BioArticle

Dimanche 19 mars 2006
Bioblog sera bio, écolo, AB, Eko, recyclable, commerce équitable, développement durable… Chineurs à nos heures perdues, notre objectif est de dénicher des articles, des idées, des inventions, des avancées scientifiques qui ont pour dessein de rendre l’association homme-terre viable. Et ce sans alarmisme stérile ou morale paternaliste et en évitant de passer pour des donneurs de leçons… Le tout agrémenter si possible d’esprit positif et pourquoi pas de quelques grammes d’humour… Parce qu’il existe des solutions autres que le retour à l’age des cavernes, parce qu’on peut surfer sur internet, manger des hamburgers, s’habiller totale tendance tout en étant en harmonie avec notre Hôte, la terre. Et si on arrêtait pour quelques instants de scier la branche sur laquelle on est assis ?

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Par Cyanophycea
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Lundi 20 mars 2006
Non je ne vais pas vous parler du petit monde (Duckburg) de la caractérielle et fatigante fiancée de Donald Duck, Daisy, mais de l’autorégulation climatique… Il s’agit ici non pas d’entrer dans de longues et fatigantes explications scientifiques. Pour résumer cette théorie en quelques mots "la totalité de la matière terrestre vivante sur Terre (ou sur toute planète sur laquelle la vie s'est développée) fonctionne comme un vaste organisme, possédant une autorégulation qui adapte en permanence la planète à ses besoins. En faite la biomasse modifie les conditions de vie de la planète afin de rendre celle-ci plus hospitalière." Pour illustrer cette théorie cliquer sur la fleur.
 


Si à présent on imagine qu’un fleuriste capitaliste avide de prospérité financière fasse main basse sur toutes les blanches pâquerettes de daisyworld, et qu'au final pas une ne subsiste, le système est déséquilibré. Comment va-t-il évoluer ? Je vous laisse imaginer les divers scénarios possibles... Le problème du fleuriste, et plus généralement le notre, est que nous modifions la planète, mais qu’en aucun cas nous ne la rendons plus hospitalière, bien au contraire. La totalité de la matière (nous mais aussi tout le reste, règne animal et végétal) va faire tendre le système vers un nouvel équilibre. Cependant, est-ce que le résultat sera vivable pour nous, êtres humains? Là est la question. Notre monde est certes beaucoup plus complexe et difficile à comprendre, donc à prévoir et si vous voulez en savoir plus vous pouvez aller vous balader sur les sites suivants…
Wikipedia, Luxorion, Daisyworld & Beyond, A research and learning site for the Daisyworld model of Watson and Lovelock

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Par Cyanophycea
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Mardi 21 mars 2006
Veja qui est fabriquée au Brésil selon les principes du Commerce Equitable, qui allie respect de l'environnement et droits de l'homme. Que rêvez de mieux ? Un look vintage inspiré de la basket brésilienne des années 70.

Veja est la première (et espérons le, pas la dernière) marque de chaussures labellisée commerce équitable. Semelle en caoutchouc naturel d’Amazonie, toile en coton biologique. On vous l’avait promis sur BioBlog, fini les galoche en bois, les sandales de moines ou encore les chaussons de laine. On peut à présent être tendance, tout en ayant bonne conscience. Mais je vois des gens dans le fond qui bougonnent, « ouai c’est bien joli, mais c’est pas donné ». Il est vrai que pour une paire il faut compter environ 80 euros… Mais si je regarde bien vos pieds messieurs et mesdames que vois-je… Si je ne considère que les baskets de ville, alors je vois Converse (40 à 85 euros), Adidas (70 et 115 euros), Le coq sportif (49 et 99 euros), Gola (59 et 110 euros), Nike (75 et jusqu'à 85 euros)*. Alors le prix n’est pas réellement un argument lorsque chausser ces pieds est une affaire de look, plutôt que de nécessité. Le design est impec, les matériaux de bonne qualité. La main d’œuvre non exploitée. Alors quoi? Ce qui manque à Veja c’est la notoriété et surtout la quantité. Bien que n’ayant fait aucune campagne agressive de pub (la super basket ne sait pas vue placardée à tous les coins de rue), on en parle déjà beaucoup**… Mais soyons réalistes, ce n’est pas les quelques milliers de paires vendues chaque année (5000 paires en 2005, 6000 pour la collection automne hiver 2006) qui vont révolutionner l’industrie de la chaussure. De deux choses l’une, soit Veja devient un leader mondial et alors cela devient un vrai challenge économique de conjuguer à grande échelle commerce équitable, développement durable et rentabilité financière. Soit l’on arrive à faire miroiter aux géants capitalistes le potentiel de ce nouveau marché. Pourquoi pas une Nike 100% commerce équitable ? La NikCE ? (car même si Nike assure que 5 % de coton bio est utilisé dans toute sa production et ce depuis 2005, reste à régler le problème de l’exploitation humaine). Allez chiche Knight, Just do it ?

* Planetboots
** L'express, Vogue, Shoes-up
*** Pour l'acheter sur internet Voice-tm

Par Cyanophycea
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Jeudi 23 mars 2006
Mode d’emploi : trouver une montagne qui regorge de charbon, déboiser le sommet, faire sauter à l’explosif, déverser les débris de roches à l’aide de pelleteuses géantes dans quelques combes ou vallées des environs… Si possible ne pas oublier d’ensevelir des lits de rivières sous les remblais. L’histoire se passe aux US en Virginie Occidentale, où depuis plus de 30 ans les sociétés minières dévorent telles des boulimiques forcenées les Appalaches. A l’heure actuelle, on recense plus de 16 500 ha (à titre de comparaison, Paris possède une superficie de 10 540 ha) de montagnes qui ont été aplanis, et 1 950 km de cours d’eau enfouis sous les gravats…

Photo de Vivian Stockman

Le profit n’est pas en lui même condamnable, ce qui l’est en revanche ce sont les moyens utilisés pour y parvenir. Ce qui est condamnable, c’est de faire sauter 90 m de montagne pour 1 m de charbon, c’est la destruction de l’écosystème sous prétexte de réduction de main d’œuvre, c’est la pollution de l’air et de l’eau par mesure d’économie, c’est la mise en danger des villages annexes pour éviter le coût d'une audit concernant les risques de glissement de terrains. Ce qui est inadmissible, c’est qu’à l’heure actuelle un tel désastre, tant du point de vue écologique que sanitaire, est évitable. Il existe des lois, des organismes spécialisés dans la gestion écologique et économique et des subventions financières, qui sont respectivement contournées, non consultés et ignorées. L’homme préfère réparer de bric et de broc plutôt que de prévoir, d’innover. Heureusement, gouvernements et intistutions commencent à avoir à cœur une utilisation productive des terres anciennement minières, que ce soit pour leur utilisation première ou une solution de remplacement acceptable. Les Appalaches représentent un défi pour tout entrepreneur écologique, puisque seulement 1% des 80 000 ha détruits a été réhabilité (collèges, golf, prison, aéroport, bureau du FBI), à bon escient ?
Il est temps que l’on assimile le concept d’«entretenir» plutôt que celui de «dépouiller» en ce qui concerne les nombreuses richesses que nous offrent la terre… Il est temps de s’employer à faire rimer Ecologie et Profit…


Source: National Geographic mars 2006 
Lien: Ohio Valley Environmental Coalition
Par Cyanophycea
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Jeudi 30 mars 2006
Not A so long time ago in a galaxy not so far, far away... It is a period of civil war. Rebel solar energy spaceships, striking from a hidden base, have won their first victory against the evil intensive agriculture Galactic Empire. During the battle, Rebel organic spies managed to steal secret plans to the Empire's ultimate weapon, the Transgenic Death Star, an armored space station with enough power to destroy an entire planet. Pursued by the Empire's sinister pesticides and herbicides agents, Princess Lettuce races bio home aboard her wind energy starship, custodian of the stolen plants that can save her people and restore sustainability to the galaxy...
 
Pour voir la suite du film, cliquer sur l'image...

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Par Cyanophycea
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Vendredi 31 mars 2006
L’embrio en est un exemple vivant. Conçu par Bombardier Produits Récréatifs, entreprise qui conçoit des véhicules innutilitaires (des moteurs, des karts, des motoneiges, des VTT, des jet skis, des bateaux motorisés... bref le dealer de tout ces piqués du moteur qui viennent polluer de bruit et d’odeur lorsque le paisible bipède médite serein au bleu ou au vert), l’embrio est "un concept de véhicule récréatif, apte à répondre aux besoins de la population en 2025".


Outre le fait que ce soit un concept casse-gueule, embrio est (soit disant) un concept écologique, puisqu'il utilise la technologie de la pile à hydrogène et le recyclage de l'aluminium et du polypropylène. Est-il besoin de préciser que, si la pile à hydrogène ne produit pas de polluants (puisqu’elle produit uniquement de l'électricité, de l'eau et de la chaleur), la production d’hydrogène est à l’heure actuelle toujours coûteuse en énergie? En effet 95% de l’hydrogène est produit à partir des combustibles fossiles, par un procédé qui a pour conséquence le rejet de gaz carbonique (CO2) dans l’atmosphère...

Amateur de sensations fortes, si tu tiens vraiment à être en équilibre instable sur un attelage rapide, imprévisible et malodorant, si tu tiens à te casser la gueule et à te blesser, un conseil, choisis le rodéo… Ainsi, point tu ne pollueras!


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Par Cyanophycea
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Jeudi 21 septembre 2006
Il y a des jours où des encarts dans libé donne une bouffée d’allégresse… Communiqué de presse du CNRS (Centre National de Recherche Scientifique) du 11 septembre 2006, catégorie Ethnopharmacologie. La simalikalactone D, une molécule antipaludique, a été isolée à partir d’un breuvage traditionnel, la tisane de quassia. Cette tisane est issue des feuilles du Quassia amara, un petit arbuste de la forêt amazonienne plus connu sous le nom de quinquina de Cayenne, en référence à son goût amer et son utilisation contre les fièvres. La simalikalactone D, déjà identifiée plusieurs fois dans la nature, possède une très bonne activité antipaludique effective contre Plasmodium falciparum in vitro et in vivo, comparable à celle de l'artémisinine, un des antipaludiques les plus puissants. Ce qui est encore plus cool concernant ce remède, c’est qu’il ne pourra sans doute pas être breveté par les industries pharmaceutiques, puisque ayant fait l’objet d’une publication scientifique 1. Puisque la science confirme l’efficacité de remèdes ancestraux et par la même occasion évite que les compagnies pharmaceutiques ne s’en mettent plein les fouilles (2 milliards de malades à soigner constitue un marché plus que juteux), jubilons...


1 S. Bertani, E. Houël, D. Stien, L. Chevolot, V. Jullian, G. Garavito, G. Bourdy and E. Deharo (In press) Simalikalactone D is responsible for the antimalarial properties of an amazonian traditional remedy made with Quassia amara L. (Simaroubaceae) Journal of Ethnopharmacology
Par Cyanophycea
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Lundi 16 octobre 2006
Il y a un an, Envoyé spécial diffusait un reportage « Les cosmétiques en question ». Certes, nous soupçonnions toutes et tous la présence de conservateurs, d'anti-bactériens, d'agents de textures, de parfums, etc, dans nos produits d’hygiène et de cosmétique. Seulement, ce que nous n’avions certainement pas réalisé, c’étaient leur provenance chimique et pétrochimique. Des noms qui jusqu'alors ne signifiaient pas grand-chose au commun des mortels (à par peut être aux rares fêlés qui se sont tapés des heures interminables de chimie organiques sur les bancs de la fac) sont rentrés dans la vie courante, et tant mieux. Methylparaben, ethylparaben, propylparaben, butylparaben, phénoxyethanol, ether de glycol. J’avoue, depuis j’examine scrupuleusement la composition de tous mes cosmétiques, surtout ceux de choupinou. Certes, certains diront qu’il existe des produits naturels qui présentent une toxicité importante lorsque pris à des doses trop élevées. Les huiles essentielles notamment. Je me souviens aussi d’une conférence où un interlocuteur, (dommage je n’ai pas retenu son nom) qui sous prétexte de minimiser les effets d’une industrie polluante, a eu le discours suivant ; une personne qui mange 5 kilos de pommes par jour présente une concentration en métaux lourds similaire à une personne qui boit une eau contaminée par des rejets industriels. A la différence près que pour se taper au quotidien 5 kg de pommes il faut en vouloir.
Il reste que:
- la pétrochimie produit et concentre des produits qui n'existent pas dans la nature et qui sont souvent cancérigènes, stérilisant, allergisant…
- nous accumulons ces substances par l'utilisation de produits divers (shampoing, gel douche, déodorant, mousse à raser, crème, dentifrice, maquillage)
- nous utilisons des doses certes infimes mais sur une période de temps élevée
- la pétrochimie est une industrie polluante pour l’environnent
...
Tout ceci me donne à penser que, vade rétro l’Oréal !… Même si tu me fais miroiter beauté et jeunesse éternelles par tes campagnes de pubs bien ficelées, je préfère des rides à un mélanome malin. Et
à bien y réfléchir, il y a peut être une autre alternative à l'abandon de toute hygiène corporelle, les produits de cosmétique bio. Toutefois, de tels produits véhiculent une image de babas cool asociaux reclus dans leur Larzac et qui se font des masques au lait de chèvre. Si jamais vous décidez qu'on peut utiliser des cosmétiques bio sans pour autant renoncer à la civilisation, je vous conseillerais les deux marques suivantes. L’excellent Weleda que beaucoup connaisse déjà (surtout pour les bambino e bambina) et Rebis une marque de cosmétique italienne que j’ai découvert récemment. Tout simplement fabuleux, crème onctueuse qui fait un teint de rose, shampoing qui rend le cheveux soyeux, en en plus le graphisme/packaging est vraiment chouette. Finalement j’attendrais un peux pour les rides…
Par Cyanophycea
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Mardi 17 octobre 2006
A bioblog, on rechigne jamais à faire de la pub, surtout lorsqu’il s’agit de promouvoir des produits respectueux de l’Homme et de la Planète… Alors lorsqu’il s’avère en plus être des potes, on a mille fois plus envie de le faire... Nous vous présentons donc EcoAvenir, une association à but non lucratif qui a pour objectif la promotion de l’écoconstruction.

Mais quesaco? « L'écoconstruction consiste à créer un bâtiment doté des technologies lui permettant de respecter au mieux l'environnement »… Aujourd’hui on sera bref ! bioblog se veut simplement le relais vers leur site
Par Cyanophycea
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Mardi 24 octobre 2006
Durant mes diverses pérégrinations sur le net, je suis tombée sur une mine d'information concernant des thèmes que j’affectionne tout particulièrement: le solidaire, l'agriculture biologique, l'équitable. Si vous voulez consommer autrement, mais ne savez pas toujours comment faire, où aller et si vous pouvez avoir confiance en l'étiquetage, je vous conseille d'aller jeter un zyeux sur "le marché citoyen". Vous y trouverez des renseignements concernant bouffe, fringues, caseba, bourlingage, loisir... Pour chaque commerçant recommandé, son engagement citoyen vous sera livré...


Leur jolie ritournelle "Transformons en douceur notre consommation"...  La seule ch’tite critique, une fois de plus il y en a que pour Paris et l'île de France...
Par Cyanophycea
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